1. Posture du corps et position des bras et de mains

Veröffentlicht: 01.05.2014     Autor/in: Pascal Valois

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La guitare en France vers 1800

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Pascal Valois, "1. Posture du corps et position des bras et de mains ". Forschungsportal Schola Cantorum Basiliensis, 2014.
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Figure 1 — Charles de Marescot, La Guitaromanie (s.d.), La sérénade (p. 23).

Les guitaristes français ne sont pas les seuls à avoir adopté cette position. Plusieurs Italiens arrivés à Paris à partir de 1808 partagent en effet cet aspect de la technique. Notre description de la position normale correspond exactement à la posture que Carulli défend dans la cinquième édition de sa Méthode complète pour parvenir à pincer de la guitare, op. 241 (1825), et à celle que prescrit Francisco Molino dans sa Grande méthode complète pour guitare ou lyre, op. 33 (v. 1820-1823). Le lien entre la position des Français et celle des Italiens se trouve confirmé par Fernando Sor, qui se livre à une attaque contre l’approche de ces deux groupes : « Je remarquai que généralement les Français et les Italiens [tenaient la guitare] de la manière représentée par la fig. 8 […] cette position (si je voulais essayer de la prendre) me forçait d’avancer l’épaule droite d’une manière gênante. » [6] Un des seuls italiens à préconiser un soutien indépendant des mains est Matteo Carcassi, dans sa Méthode complète pour la guitare op. 59.

Comme le Français Jean-Baptiste Phillis décrivait déjà la position normale en 1799, [7] il est difficile d’en attribuer la paternité à Carulli et à Molino. Néanmoins, leur prestige, combiné à une intense activité d’enseignement (dans le cas de Carulli) a sûrement contribué à faire connaître cette position. La position normale comporte trois facettes: le soutien de la caisse de résonance par les cuisses, le support du manche par la main gauche et l’appui par l’avant-bras droit ainsi que par l’auriculaire de la main droite.

Tableau 1 — Type de soutien préconisé par les guitaristes français entre 1770-1830

Type de soutien

Nombre d’autres qui le mentionnent

Cuisse droite

4

Cuisse gauche

10

Deux cuisse

3

Élévation de la jambe (tabouret)

7

Un nombre important d’auteurs ne traitent pas du soutien dans leur description de la position. Ces omissions révèlent que cette question n’était pas un sujet de controverse et que le choix de la cuisse droite ou de la cuisse gauche n’influençait pas la stabilité de l’instrument. D’autre part, plusieurs auteurs de méthodes ne voyaient pas la nécessité de décrire une position connue depuis des décennies. Le rôle des cuisses consistait simplement à recevoir le poids de l’instrument; la fonction du maintien de l’équilibre était remplie par la main gauche, l’auriculaire droit et le bras droit. Même la mention d’un appui sur deux cuisses n’impliquait pas le type de soutien de l’instrument que nous connaissons aujourd’hui. Les éclisses et le fonds pouvaient très bien être respectivement en contact avec la cuisse gauche et la cuisse droite sans que cela ne signifie que la guitare puisse tenir en équilibre sans l’assistance des mains. Les deux détails tirés de La Guitaromanie de Marescot illustrent bien l’appui sur deux cuisses (fig 2 et 3).

Fig. 2-3: Marescot, "La Guitaromanie", détails de p. 24.

Parmi les guitaristes français, neuf recommandent de soulever la jambe grâce à un petit tabouret. Parmi ces auteurs, seuls Gatayes et Meissonnier recommandent de placer le tabouret sous le pied droit; les autres préconisent son placement sous le pied gauche. La plupart des illustrations de l’époque reflètent d’ailleurs l’opinion de la majorité. L’analyse de l’iconographie et l’examen organologique des guitares du XIXe siècle nous forcent à poser l’hypothèse que la fonction du tabouret était de stabiliser l’instrument en élevant un peu la jambe et d’enlever un peu de poids à la main gauche. Il ne s’agissait pas d’élever la cuisse à tel point que la guitare puisse reposer directement dessus, comme c’est le cas pour la position moderne. Lintant semble confirmer cette théorie : « Il faut poser la guitare transversalement sur la cuisse droite, de manière que la gauche la sente légèrement.» [10] Bédard donne aussi le même type d’instruction : « Appuyez [la guitare] en dedans de la cuisse droite, un peu soutenue par la gauche, élevez-la du côté du bras gauche, mais pas assez pour que cela puisse vous fatiguer. » [11]

Étant donné la petite taille des instruments de l’époque (tableau 1, largeur près du manche), nous évaluons qu’une élévation qui aurait permis un type d’appui « moderne » [12] aurait exigé un tabouret mesurant entre 25 cm et 35 cm. Or, tous les tabourets représentés dans l’iconographie paraissent beaucoup moins hauts. D’ailleurs, plusieurs guitaristes font référence à la taille de l’objet, comme c’est le cas pour Chevessaille, qui indique de reposer « le pied de cette jambe [gauche] sur un petit tabouret ». [13] Nous estimons donc que, contrairement à son utilisation actuelle, le tabouret placé sous le pied gauche ou le pied droit jouait un rôle secondaire dans le maintien de l’instrument.

Lors d’un l’examen de l’iconographie musicale, il faut garder en tête que, depuis des siècles, une tradition picturale tend à dépeindre les « joueurs » d’instruments d’une manière stylisée. Néanmoins, le grand nombre de représentations de guitaristes réalisées entre 1770 et 1830 permettent à notre avis de tirer des conclusions valides. Par exemple, l’illustration de la Petite méthode de guitare ou lyre de Lintant et la page de titre de la Petite Méthode pour la guitare de G. E. Roy démontrent parfaitement la position normale avec et sans tabouret (fig. 4 et 5). Nous remarquons que le tabouret n’influence ni la hauteur ni l’angle dans lequel la guitare est maintenue. La courbure convexe dans le haut de la caisse de résonance ne touche pas à la cuisse surélevée par le tabouret. Or, la position moderne est fondée sur cet appui (fig. 6).

Figure 4 — Charles Lintant, Petite méthode de guitare ou lyre (v. 1826-1835) (p. [1]).
Figure 5 — G. E. Roy, Petite méthode pour la guitare (1840) (page de titre).
Figure 6 — Photographie anonyme de Francisco Tárrega (fin du XIXe siècle).
Figure 7 — Fernando Sor, Méthode pour la guitare (1830), planche 6, figure 12, annexes (p. [98]).

Bien que critiquée par la majorité des guitaristes, [25] cette technique a été acceptée par quelques guitaristes français, dont Marescot et Mathieu, comme béquille pour faciliter l’exécution de certaines techniques (les fa♯ à la basse ex. 1). Par exemple, Danielle Ribouillault rapporte les propos de Joly et Meissonnier, qui considèrent, tous deux, que l’emploi du pouce de la main gauche permettrait aux personnes moins fortes de barrer les cordes. [26]

Exemple 1 — Charles de Marescot, Méthode de guitare, 1re partie, mes. 8‑13 (p. 38).

Comme Ribouillault, nous pensons que, dans plusieurs cas, l’usage du pouce de la main gauche palliait certaines difficultés de la guitare, comme le barré sur six cordes. Son utilisation par des guitaristes expérimentés, comme Marescot et surtout Carulli, pourrait cependant sous-entendre qu’elle servait aussi à maintenir le poids du manche de la guitare. Cette théorie permettrait d’expliquer certaines justifications de l’utilisation du pouce gauche qui nous apparaissent équivoques. Par exemple, D. Joly prétend qu’on fait « usage du pouce gauche pour faciliter le doigté de certains passages qu’il serait difficile ou même impossible d’exécuter autrement ». [27] L’examen de l’exemple 2, que Joly présente pour supporter son affirmation, démontre que le passage est très facile à exécuter en gardant le pouce gauche à l’arrière du manche.

Exemple 2 — D. Joly, L’Art de jouer de la guitare (1820) (p. 20).

Il faut enfin souligner que le soutien du manche par la main gauche n’était pas une technique exclusive à la guitare. On retrouve le même type d’usage de la main gauche chez les violonistes actifs à Paris entre 1770 et 1830. Cette comparaison est particulièrement significative pour notre étude, étant donné que plusieurs guitaristes français partageaient leur pratique instrumentale entre le violon et la guitare. Parmi ceux-ci, Antoine Bailleux, traite la question de la main gauche dans sa Méthode raisonnée pour apprendre à jouer du violon : « le manche doit être tenu avec le pouce et le premier doigt, sans trop serrer la main […] Quand on veut démancher, il faut poser le menton sur le violon, cela donne une grande liberté à la main gauche, principalement quand on veut revenir à la position ordinaire. » [28] Même s’il est moins explicite que Bailleux, Jean-Baptiste Bédard (guitariste et violoniste) prône une tenue du violon exempte du support continuel du menton. [29] Robin Stowell explique qu’une certaine quantité de support de la main gauche chez les violonistes européens était généralisée jusqu’aux années 1830. [30] En effet, la mentonnière n’apparaît pas avant les années 1830.

Bien que cette technique puisse paraître inconcevable pour les guitaristes et les chercheurs d’aujourd’hui, le support de la main gauche était une réalité pour la majorité des guitaristes français ainsi que pour plusieurs guitaristes étrangers. Pour comprendre cette approche, il faut cependant la mettre en relation avec l’appui du bras et de l’auriculaire droit. Nos essais sur instrument d’époque ont démontré qu’il est impossible de soutenir le manche avec la main gauche (en gardant le pouce derrière le manche) sans le contrepoids qu’offre le support du bras et de la main droite. Ce lien est tellement important que les deux guitaristes qui proposent de libérer la main gauche, Ledhuy et Aguado, sont aussi ceux qui suggèrent de ne pas poser l’auriculaire sur la table d’harmonie.

Figure 8 — Adolphe Ledhuy et Henri Bertini, Encyclopédie pittoresque de la musique (1835).

C’est cependant une position plus conservatrice d’Aguado qui influencera l’approche de Ledhuy. Aguado préconise en effet, dans sa Escuela de guitarra (1825), l’appui de la guitare sur un espace situé à même la chaise où s’assoit le guitariste. Ledhuy explique sa version de la posture : « Il faut être assis sur une chaise un peu large afin de laisser à droite un espace libre sur lequel doit s’appuyer la grande convexité de l’éclisse gauche de la guitare. » [51] Même s’il ne préconise pas la posture lui-même, Aubéry du Boulley insère dans sa Méthode pour la guitare, op. 42, une gravure qui illustre la position de Ledhuy et Aguado (fig. 9).

Figure 9 — Aubery du Boulley Méthode pour la guitare, op. 42 (v. 1824) (p. [I])

Même si elle libère les deux mains de tout appui, nos essais ont démontré que cette position place la guitare franchement à droite de l’exécutant, nuisant ainsi au confort de l’exécution. Ledhuy semble avoir été le seul Français à suivre strictement l’approche d’Aguado. Cox rappelle aussi que les guitares espagnoles étaient munies d’un chevalet plus haut que celui des guitares françaises. [52] Cette caractéristique a pour effet d’élever les cordes et ainsi de rendre l’appui de l’auriculaire plus difficile.

Le modèle proposé par Meissonnier, un autre Français gravitant dans l’orbite des Espagnols, présente certaines ressemblances avec la position d’Aguado et Ledhuy. Le creux de l’éclisse repose aussi sur la cuisse droite. Mais dans le cas de Meissonnier, le fond de l’instrument ne touche pas à la chaise de l’exécutant (fig. 10).

Figure 10 — Jean-Racine Meissonnier, Méthode de guitare ou lyre (v. 1820-1829), détail (page de titre).

Comme la solution de Carcassi, la position de Meissonnier présente le désavantage de placer le manche très bas. C’est peut-être pourquoi, dans sa méthode, il suggère aux élèves d’adopter la position normale avant de proposer la technique figurant sur la page de titre comme une alternative. [53] Nous n’avons pas d’indication sur la position que préconisaient les deux Français Antoine de Lhoyer et François de Fossa. Cependant, leur proximité avec Aguado nous laisse penser qu’ils auraient pu adopter l’une des deux méthodes mises de l’avant par l’Espagnol (tripodison ou chaise large).

Nous pouvons aussi considérer la recommandation aux débutants de jouer avec un ruban comme une innovation de la part de l'Italien Francesco Molino dans sa Nouvelle méthode pour la guitare. Bien qu’elle n’ait eu aucune retombée sur l’avenir de la guitare, nous devons, en terminant, mentionner la recommandation de l’influent guitariste espagnol Fernando Sor. Ce dernier propose dans sa Méthode pour la guitare la solution la plus originale: il faudrait placer une table en face de l’exécutant (fig. 11) afin d’y poser le haut de la guitare. [54]

Figure 11 — Fernando Sor, Méthode pour la guitare (1830), planche ii (p. [94]).

Les désavantages que présente cette approche sont faciles à imaginer : on n’a qu’à penser à la logistique qu’entraînerait la planification d’un concert de musique de chambre. Les autres composantes de la position de Sor s’apparentent à la position normale. Par exemple, il recommande l’appui de l’auriculaire sur la table d’harmonie dans les changements de position. [55] Pour Ribouillault, cet aveu de la part du guitariste aujourd’hui le plus connu semble représenter une entorse à l’évolution de la position. Elle passe en effet cette question pratiquement sous silence. De même, Cox semble être mal à l’aise avec les recommandations du guitariste espagnol et considère étonnant qu’un guitariste expérimenté et reconnu comme Sor continu de promouvoir le support de l’auriculaire. [56] Selon nous, l’approche de Sor représente simplement le milieu dans lequel il vit.

Comme Cox et Ribouillault, Richard Savino met en lumière la volonté des guitaristes de la fin de la période de trouver des façons de tenir l’instrument qui permettent un meilleur contrôle de la part des deux mains : « when it comes to performing art music of a more complex nature, proper support of the instrument is essential. How this support is provided has been a subject of discussion from the seventeenth century to the present day. » [57] Bien que nous soyons d’accord avec cette prémisse, nos recherches démontrent que les innovations des années 1820 ont eu lieu en parallèle avec le maintien de la position normale de la guitare, qui était en vigueur en 1770 et sera toujours adoptée dans les années 1830 par plusieurs. En plus de la recherche du meilleur maintien possible de l’instrument, nous croyons aussi qu’il faut voir dans ces développements le reflet de la concurrence que se livraient les professeurs de guitare pour attirer de nouveaux élèves. Par exemple, les deux approches d’Aguado et celle de Sor ne trouveront pas de débouché. Il faut aussi se rappeler qu’une mode de l’innovation sévit au début du XIXe siècle français. La multiplication des instruments hybrides comme la lyre guitare, la lyre organisée et le décacorde (guitare à dix cordes) fait aussi partie de ce courant social.

[1]

Danielle Ribouillault, « La technique de la guitare en France dans la première moitié du 19e siècle » (thèse de doctorat, Université de Paris-Sorbonne, 1981), 101. Les majuscules sont de Ribouillault.

[2]

Paul Wathen Cox, « Classic Guitar Technique and Its Evolution as Reflected in the Method ca. 1770-1850 » (thèse de doctorat, Indiana University, 1978), 80. Quand il parle d’une nouvelle époque, Cox fait principalement référence à la musique de guitare conçue à la fin des années 1820 par des compositeurs comme Sor, Giuliani et Aguado.

[3]

James Tyler et Paul Sparks, The Guitar and Its Music : From the Renaissance to the Classical Era (Oxford et New York : Oxford University Press, 2002), 260.

[4]

Charles Lintant, Petite méthode de guitare ou lyre (Paris, Gaveaux, v. 1826-1835), 3.

[5]

Pierre Jean Baillon, Nouvelle méthode de guitare selon le système des meilleurs auteurs (Paris : Baillon, 1781; réimpression, Genève : Minkoff, 1977), 4.

[6]

Fernando Sor, Méthode pour la guitare (Paris : Sor, 1830; réimpression, Genève : Minkoff, 1981).12.

[7]

Jean-Baptiste Phillis, Nouvelle méthode pour la lyre ou guitare (Paris : Pleyel, 1799), 1.

[8]

Antoine Marcel Lemoine, Nouvelle méthode de lyre ou guitare à six cordes (Paris : Lemoine v. 1807-1812), 3 et Charles de Marescot, Méthode de guitare divisée en deux parties (Paris : Marescot, s.d.), 9.

[9]

Ribouillault, « La technique de la guitare en France », 140.

[10]

Lintant, Petite méthode de guitare, 3.

[11]

Jean-Baptiste Bédard, Troisième et nouvelle méthode de guitare (s.d.), 27. Cette indication confirme aussi le support de la main gauche.

[12]

La partie convexe de l’éclisse, près du manche, appuie sur la cuisse gauche. Comme chez Tarrega.

[13]

Chevessaille, Petite méthode de guitare raisonnée (Paris : Mme Joly, v. 1817-1819), 4.

[14]

Nous avons fait la moyenne du poids des trois instruments d’époque que nous avons examinés.

[15]

Ribouillault, « La technique de la guitare en France », 144.

[16]

Ces méthodes sont celles de Guichard (v. 1795), Ducray-Duminil (1788), Lemaire (s.d.), Plouvier (v. 1816-1818), Porro (s.d.) et Sudre (v. 1825). Elles ne contiennent aucune description de la position.

[17]

Jean-Baptiste Mathieu, Méthode de guitare (Versailles : Mathieu, v. 1825-1848), 5.

[18]

Chevessaille, Nouvelle méthode de guitare à l’usage des personnes qui veulent apprendre sans maître (Paris : Mme Joly, v. 1825-1829), 4.

[19]

Antoine Marcel Lemoine, Abrégé des principes de la lyre ou guitare (Paris : Lemoine v. 1807-1812), 1.

[20]

Guillaume Pierre Antoine Gatayes, Nouvelle méthode raisonnée de la guitare ou lyre (Paris : Imbault, v. 1799-1807), 4.

[21]

Prudent Louis Aubery du Boulley, Méthode pour la guitare (Paris : Richault, v. 1824), 3.

[22]

Chevessaille, Nouvelle méthode de guitare, 4.

[23]

Marescot, Méthode de guitare, 9.

[24]

Adolphe Ledhuy, Méthode de guitare (Paris : Meissonnier, v. 1827-1830), 1.

[25]

Particulièrement Sor, voir Sor, Méthode pour la guitare, 14-17.

[26]

Ribouillault, « La technique de la guitare en France », 150.

[27]

D. Joly, L’art de jouer de la guitare (Lille : Bohem, 1820), 20.

[28]

Antoine Bailleux, Méthode raisonnée pour apprendre à jouer du violon (Paris : Bailleux, 1798 ; réimpression, Courlay : Fuzeau, 2003), 6.

[29]

Jean-Baptiste Bédard, Nouvelle méthode de violon courte et intelligible (Paris : Decombe, 1800 ; réimpression, Courlay : Fuzeau 2003), 10

[30]

Robin Stowell, Violin Technique and Performance Practice in the Late Eighteenth and Early Nineteenth Centuries, Cambridge Musical Texts and Monographs (Cambridge : Cambridge University Press, 1985), 41.

[31]

James Tyler, The Early Guitar : A History and Handbook (Londres : Oxford University Press, 1980), 77.

[32]

Jean Baptiste Bésard, Isagoge in artem testudunariam (Augsbourg : 1617 ; réimpression, Genève : Minkoff, 1983), 8. La traduction est de moi. Original : Anteomnis, minore digito Testudinis tabulae, non quidem proxime á rotâ, quam vocant, sed paulò inferiùs, firmiter i innixo protendatur pollex, quanto manus robore fieri poterit, ab iis praesertim, quibus aliquantum brevior : ita ut reliqui digiti deorsum ac si manus effet occludenda ferantur : id quod à principio forte durum, & aliquantum difficile erit.

[33]

Victor Anand Coelho, « Authority, Autonomy, and Interpretation in Seventeeth-Century Italian Lute Music », dans Performance on Lute, Guitar and Vihuela: Historical Practice and Modern Interpretation, sous la direction de Victor Anand Coelho (Cambridge : Cambridge University Press, 1997), 127.

[34]

Ribouillault, « La technique de la guitare en France », 140.

[35]

Michel Corette, Les dons d'Apollon, méthode pour apprendre facilement à jouer de la guitare (Paris : Bayard, Lachevardiere et Castagnerie, 1762; réimpression, Courlay : Fuzeau, 2003), 1.

[36]

Antoine Marcel Lemoine, Abrégé des principes de la lyre ou guitare (Paris : Lemoine v. 1807-1812), 1.

[37]

Lagoanere, Méthode pratique pour la guitare (Paris : Aulagnier, v. 1832-44), 4.

[38]

Ivanoff Vladimir, « Invitation to the Fifteenth-Century Plectrum Lute », dans Performance on Lute, Guitar and Vihuela: Historical Practice and Modern Interpretation, sous la direction de Victor Anand Coelho (Cambridge: Cambridge University Press, 1997), 9.

[39]

Cox, « Classic Guitar Technique and Its Evolution », p.125. Quand il mentionne de façon un peu péjorative « […] those who clung… », Cox fait référence à pratiquement tous les guitaristes de la période ayant travaillé en France, à l’exception d’Aguado, de Ledhuy, d’Huerta et de Scheidler.

[40]

Mathieu, Méthode de guitare, 5. Curieusement, Ribouillault place Mathieu dans le camp de ceux qui ne mettent pas l’auriculaire sur la table.

[41]

A.H. Varlet, Méthode complète (Paris : Schlesinger, 1826), 3.

[42]

Jean-Racine Meissonnier, Méthode de guitare ou lyre divisée en deux parties (Paris : Meissonnier, v. 1820-1829), 7.

[43]

Guillaume Pierre Antoine Gatayes, Méthode pour la guitare simple et facile à concevoir, op. 8 (Paris : Janet et Cotelle, v. 1824-1837; réimpression, Courlay : Fuzeau, 2003), 5.

[44]

Baillon, Nouvelle méthode de guitare, 4.

[45]

Prosper Bigot, Principes et exercices pour la guitare (Paris : Jouve, v. 1810-1818), 3.

[46]

Ibid.

[47]

Ledhuy, Méthode de guitare, 1.

[48]

Joly, L’art de jouer de la guitare, 6.

[49]

Mateo Carcassi, Méthode Complète pour la guitare, op. 59, 2e éd. (Paris : Carli, 1825; réimpression, Genève : Minkoff, 1988), 7.

[50]

Adolphe Ledhuy et Henry Bertini, Encyclopédie pittoresque de la musique (Paris : 1835 ; réimpression, Heidelberg : Chanterelle, 1994), 127.

[51]

Ledhuy, Méthode de guitare, 1.

[52]

Cox, « Classic Guitar Technique and Its Evolution », 132.

[53]

Meissonnier, Méthode de guitare, 7.

[54]

Sor, Méthode pour la guitare, 11-12.

[55]

Sor, Méthode pour la guitare, 11-12.

[56]

Cox, « Classic Guitar Technique and Its Evolution », 127.

[57]

Richard Savino, « Essential Issues in Performance Practices of the Classical Guitar, 1770-1850 », dans Performance on Lute, Guitar and Vihuela: Historical Practice and Modern Interpretation, sous la direction de Victor Anand Coelho (Cambridge : Cambridge University Press, 1997), 201.